À Touba, après la transmission du ndigël de Serigne Mountakha demandant à l’État d’agir contre la charrette droguée, Serigne Bassirou Abdou Khadre a apporté une précision sur les passeports diplomatiques. Il affirme que chercher à en obtenir pour des personnes ne fait pas partie des missions confiées par le khalife.
La demande de passeports diplomatiques a toutefois fait l’objet d’une démarche du khalife auprès du président Bassirou Diomaye Faye, rapporte dakaractu. Serigne Bassirou Abdou Khadre explique que Serigne Mountakha lui avait demandé de solliciter des concessions pour certains chefs religieux, qui souhaitent pouvoir se rendre à l’étranger pour des soins ou rendre visite à leurs disciples.
Cette question a déjà suscité des tensions au sommet de l’État. Ousmane Sonko a accusé l’ambassadrice de France, Christine Fages, d’ingérence après qu’elle eut proposé son aide à des chefs religieux pour leurs visas. Le Premier ministre a aussi affirmé que la gestion des passeports diplomatiques ne relevait pas de lui, mais du président de la République.
Ces documents sont destinés aux diplomates, rappelle Serigne Bassirou Abdou Khadre. Selon lui, des chefs d’État qui se sont succédé ont néanmoins accepté d’en accorder à certaines personnes. Bassirou Diomaye Faye a, dès 2024, durci les conditions d’attribution afin de préserver l’image du pays. Le responsable religieux estime néanmoins que les chefs religieux ne devraient pas être traités comme de simples citoyens et appelle les autorités à davantage de sollicitude à leur égard.
Le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il signe toutes les demandes qui lui sont adressées dans ce domaine.
